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UNE RUE, UNE HISTOIRE : LA RUE DE LA COLLINE



Vous y habitez depuis toujours, vous passez souvent par-là, vous y rendez visite à vos grands-parents, à des amis. Mais peut-être ignorez-vous tout du nom de cette rue ? Les origines et significations des noms de rue sont souvent méconnues.
Pour y remédier, le Syndicat d’initiative vous propose chaque semaine de revenir sur le nom d'une rue de Seraing et d'évoquer son histoire. En sa séance du 20 novembre 1851, le conseil communal donna le nom de la Colline au Chéra de Lize (chemin empierré)  depuis la rue du Pairay jusqu’à la limite des Biens Communaux. Aujourd’hui ce n’est pas le nom de la rue e la Colline qui nous intéresse, mais bien ses monuments et l’un de ses habitants, devenu célèbre…

La Belle Pierre
À l’angle de la rue de la Colline et de la rue de Tavier se trouve un modeste monument, «  la Belle Pierre ». Celui-ci rappelle la catastrophe survenue le 08 décembre 1881, lorsque soixante-neuf mineurs périrent à la houillère Marie. Le « malheur de Marie » comme on l’appelait, suscita la commisération publique et une souscription populaire fut entreprise pour ériger un monument destiné à commémorer l’évènement. Dans le langage des houilleurs, une « belle pierre » était un échantillon de roche avec une empreinte fossile. Le conseil communal du 14 décembre 1910 décida de l’embellir par un parterre de fleurs.

Le Père Antoine
Toujours à l’angle de la rue, vous pourrez remarquer une construction assez curieuse dont le modeste clocher était naguère surmonté d’une colombe : le temple antoiniste. Un peu d’histoire : le « Père », Louis-Joseph Antoine, voit le jour en 1846 à Flémalle-Grande. Cadet d’une famille de onze enfants, il débute dans la mine à l’âge de douze ans et épouse en 1873 celle qui deviendra « la Mère », Jeanne-Catherine Collon. Tour à tour guérisseur et prophète, le père Antoine enfièvre l’âme des houilleurs et des ouvriers du pays de Liège. En 1901, il est poursuivi pour exercice illégal de la médecine. Il délaisse alors la prescription de remèdes et d’eau magnétisée. En 1906, il fonde une nouvelle doctrine. Cette religion donne une place centrale à la guérison des malades à travers l’imposition des mains et à la prière. Le père Antoine décède le 25 juin 1912. Sa femme Catherine, dite « la Mère », prendra les rênes du culte, qui demeure la seule religion jamais fondée en Belgique et dont la renommée a su s’exporter au-delà des frontières du pays. Alors qu’il comptait quelques 300.000 adeptes en Belgique et en France dans les années 1920, il a connu le déclin au cours de la seconde moitié du vingtième siècle et est aujourd’hui presqu’oublié.  

André Renard
Le syndicaliste André Renard, né le 21 mai 1911, habita longtemps au n°244 de la rue de la Colline. Après des études à l’Ecole industrielle de Seraing, il entre d’abord comme ouvrier traceur à Cockerill et occupe le poste de contremaitre à L’Espérance-Longdoz. Il devient ensuite conducteur des travaux chez Pieux Franki. André Renard contribue à fonder les premiers noyaux syndicaux et prend une part active aux grèves de 1936. En 1937, lors de la guerre civile espagnole, il passe trois mois dans les brigades internationales. Mobilisé en 1939, il est arrêté en 1940 et déporté en Allemagne jusqu’en 1942, année où il rentre en Wallonie pour des raisons médicales. Résistant, il n’aura de cesse de saboter l’effort de guerre allemand tout en continuant à militer pour unir les travailleurs. Dès la libération, il travaille à la fusion des différents mouvements syndicaux. En 1946 il devient Secrétaire général adjoint de la F.G.T.B., qu’il a contribué à fonder. André Renard est de tous les combats tels que la Question Royale contre le retour du Roi Léopold III et la grande grève de 1960 contre la loi unique. Fédéraliste convaincu, il fonde en février 1961 le Mouvement Populaire Wallon.
André Renard, tribun de valeur, fut aussi Président des mutualités socialistes et syndicales de Liège, Directeur du journal « La Wallonie » et du journal « Combat ». Malade, il décède finalement le 20 juillet 1962.
Ayant inspiré de nombreux militants wallons, syndicalistes ou non, André Renard fut fait Commandeur du Mérite Wallon, à titre posthume, en 2012, un demi-siècle après son décès.

Les histoires des noms de rue vous fascinent ? Au Syndicat d’Initiative, nous vendons l’ouvrage très complet de René Crine, En parcourant les rues de Seraing (7€). Nous mettons également en consultation le livre Les rues de Seraing : histoire, toponymie, folklore écrit par Eugène Dounan et Nicolas Pirson (1952).

Sources :
Crine R. et Crine J-F, Les rues de Seraing - premier complément, p. 70.
Douan E. et Pirson N., Les rues de Seraing : histoire, toponymie, folklore, p. 153.
Image : Eklablog.



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