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→ Une rue, une histoire : la rue du Many

Syndicat d'initiative de Seraing
Publié par Syndicat d'Initiative dans Communication · 27 Novembre 2020
Tags: ruenomhistoiretourismeseraingminecharbonnagemanycatastrophegueulesnoiresmineurs1953


UNE RUE, UNE HISTOIRE : LA RUE DU MANY



Vous y habitez depuis toujours, vous passez souvent par-là, vous y rendez visite à vos grands-parents, à des amis. Mais peut-être ignorez-vous tout du nom de cette rue ? Les origines et significations des noms de rue sont souvent méconnues.
Pour y remédier, le Syndicat d’initiative vous propose chaque semaine de revenir sur le nom d'une rue de Seraing et d'évoquer son histoire. Aujourd’hui nous nous intéressons à l’histoire de la rue du Many, bien connue des mineurs sérésiens.

L'exploitation minière, dans l'ADN de Seraing
Le terme « Many » est très ancien, il vient du vieux français mesnil et signifie « maison » ou « terre dépendant d’une manse ». Le « many »sérésien était donc, selon toute vraisemblance, un point de repère constitué d’une petite maison ou d’une exploitation rurale.
Les premières traces d’exploitation du charbon à Seraing remontent au 14ème siècle. À cette époque, le charbon était extrait en surface. C’est seulement au 19ème siècle qu’une  vingtaine de petits producteurs se rassemblèrent pour former la « Houillère Marihaye ». En 1876, cette société possédait alors cinq sièges d’extraction : Vieille Marihaye, Nouvelle Marihaye, Fany, Boverie et Many.

Le drame du 24 octobre 1953
Le charbonnage du Many était réputé pour être le mieux tenu de la région ; les accidents y étaient rares. Mais les richesses du sous-sol s’épuisaient et il fut décidé de fermer la mine à la fin de l’année 1953. Le Many s’acheminait donc doucement vers la fin de son existence quand brusquement, le samedi 24 octobre 1953, un drame survint.
Ce jour-là, peu avant midi, une violente déflagration se produit, provoquant l’effondrement des galeries. S’ensuit un incendie d’une rare intensité qui fait se produire des éboulements. L’enquête révéla plus tard qu’une lampe détectrice de grisou était défectueuse et avait enflammé le gaz stagnant dans la galerie.
À la surface, l’alarme est donnée : les dispositifs de sauvetage sont mis en branle et au-dehors la nouvelle de la catastrophe vole de maison en maison. Dans les corons, on sait très vite que les mineurs sont en danger de mort. Devant la vieille porte fermée du charbonnage, la foule anxieuse s’amasse et attend impatiemment d’en savoir davantage.
Malgré les éboulis, la fumée opaque et la chaleur de plus en plus intense, les sauveteurs progressent et s’acharnent à deux-cent-septante mètres sous terre. Les passants réunis devant le Many savent que chaque heure qui passe diminue les chances de survie pour les malheureux prisonniers de la mine.
Le dimanche 25 octobre à midi, vingt et un corps retrouvés, sur les quarante personnes descendues ce jour-là. Un fois identifiés, ils sont transportés à l’école communale du Val.

Hommage aux « gueules noires »
Le mardi 27 octobre 1953, portés sur les épaules des rudes travailleurs du fond, en route vers la petite église et devant plus de 75 000 personnes, les cercueils des mineurs morts passent une dernière fois devant les portes du charbonnage. La foule figée par l’émotion, silencieuse et la gorge serrée regarde défiler l’interminable cortège.
Dans les galeries, ce jour-là, les sauveteurs s’efforceront encore de découvrir les corps des mineurs manquants, travaillant sans relâche dans des conditions pénibles.  Ils remonteront finalement trois personnes. Les deux dernières victimes seront enfin arrachées à la mine le jour suivant.
Au final, la tragédie du Many aura couté la vie à vingt-six « gueules noires » : douze travailleurs belges et quatorze venus d’Italie.
En sa séance du 29 octobre 1974 le conseil communal de Seraing à donné le nom de Many au prolongement de l’autre tronçon de l’ancienne route jusqu’à la rue de la Vieille Esperance.

Les histoires des noms de rue vous fascinent ? Au Syndicat d’Initiative, nous vendons l’ouvrage très complet de René Crine, En parcourant les rues de Seraing (7€). Nous mettons également en consultation le livre Les rues de Seraing : histoire, toponymie, folklore écrit par Eugène Dounan et Nicolas Pirson (1952).

Sources :
Crine R. et Crine J-F., Les rues de Seraing (premier complément), p. 135.
"La Société Anonyme d'Ougrée-Marihaye", <http://www.nicau.be/ougree.html>
"La Catastrophe du Many sur Le Soir.be, <https://www.lesoir.be/art/seraing-le-24-octobre-1953-la-mine-broyait-26-gueules-n_t-20031024-Z0NP27.html>



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