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UNE RUE, UNE HISTOIRE : LA RUE COCKERILL



Vous y habitez depuis toujours, vous passez souvent par-là, vous y rendez visite à vos grands-parents, à des amis. Mais peut-être ignorez-vous tout du nom de cette rue ? Les origines et significations des noms de rue sont souvent méconnues.
Pour y remédier, le Syndicat d’initiative vous propose chaque semaine de revenir sur le nom d'une rue de Seraing et d'évoquer son histoire.
Aujourd'hui, arrêtons-nous sur un nom de rue que tous les Sérésiens connaissent et respectent : la rue Cockerill.

Une enfance modeste
John Cockerill est né le 30 avril 1790 (d’après la Biographie Nationale) en Angleterre. Issu d’une famille modeste, il est le benjamin d’une fratrie de trois enfants. En 1797, son père William émigre en Suède, emmenant avec lui ses deux fils ainés, William et James. Il essaie de faire appliquer ses procédés mécaniques pour la préparation et la filature de la laine, mais il échoue. En 1799, il s’installe à Verviers, où une importante manufacture de drap lui donne sa chance. Et là, c’est le début de la fortune.  Il est sollicité de toute part, son procédé est révolutionnaire. Ayant plus d’aisances financières, il décide en 1802 de retourner en Angleterre pour y chercher son jeune fils John, et l’amener en Belgique.
John Cockerill, âgé de douze ans, avait été confié jusqu’alors à des parents éloignés et son instruction fut fort négligée : on raconte qu’il apprit à lire à neuf ans.
En 1807, la famille Cockerill vient s’installer à Liège (on est alors en plein « période française de la Belgique). Le père Cockerill achète un hôtel et y installe un atelier de machines à carder et à filer la laine. Ses affaires prospèrent tant qu’en 1813, il cède son entreprise à ses deux fils, John et William, à l’occasion de leur mariage avec deux sœurs belges, mesdemoiselles Pastor d’Aix la Chapelle.

Le premier complexe industriel intégré
Dans les années qui suivirent, les deux jeunes gens eurent l’idée de construire des machines à vapeur. Mais ils comprirent vite l’intérêt de fabriquer eux-mêmes le fer dont ils avaient besoin et de contrôler toutes les étapes de production.
Le 29 janvier 1817, pour 45.000 francs, ils achetèrent le château de Seraing au roi des Pays-Bas Guillaume d’Orange (la Belgique était alors devenue hollandaise !). Un endroit idéal puisqu’à proximité se trouvait la Meuse, le minerai de fer, le calcaire, le charbon et la main-d’œuvre nécessaire. Bref, de quoi fabriquer l’acier dont ils avaient besoin.
En 1823, John Cockerill racheta les parts de l’entreprise à son frère James et devint seul le capitaine de l’entreprise.
En 1826, un haut-fourneau à coke, le premier du genre en Belgique, fut mis à feu. Les deux frères y ajoutèrent fonderies, forges, laminoirs et ateliers de construction métallique. Ils créèrent ainsi le premier complexe industriel intégré.
En 1838 (la Belgique est alors parvenue à obtenir son indépendance) John est arrivé au sommet de sa carrière. Homme d’action, visionnaire et habile diplomate, il est aussi curieux des problèmes philosophiques et sociaux, et reste fidèle à sa devise : «Courage jusqu’à la fin». Homme de cœur, respecté par son personnel, il fut toujours soucieux des besoins et du bien-être de ses ouvriers, n’ayant pas oublié ses origines modestes.

Une fin anonyme
Mais la roue du destin tourne. John est blessé dans un accident de voiture et cela effraie les investisseurs. Son crédit est ébranlé. En 1839, les incertitudes politiques s’ajoutent aux difficultés financières. Pour sauver sa société, il entreprend un périple qui l’amènera jusqu’en Russie. Mais malgré son ambition et sa volonté, il est découragé, meurtri et se voit terrassé par la fièvre typhoïde. John Cockerill s’éteint le 19 juin 1840 à Varsovie. Ironie du sort, cet homme qui a connu le succès et la renommée meurt loin des siens et dans une cruelle indifférence.

John Cockerill et Seraing
C’est à Seraing que repose John Cockerill, la cité dont il fut le créateur. Sa statue le représente dans une attitude méditative, il a derrière lui une enclume, une roue dentée et divers attributs de l’industrie métallurgique. Le piédestal est orné aux angles par les statues de quatre vigoureux ouvriers : un puddleur, un ajusteur, un forgeron et un houilleur.
Pour remercier John Cockerill, le bienfaiteur de Seraing, le conseil communal décida en sa séance du 8 novembre 1851, confirmée le 23 avril 1861 de donner le nom de ce visionnaire à la rue qui relie la place Kuborn à la rue Ferrer.

Les histoires des noms de rue vous fascinent ? Au Syndicat d’Initiative, nous vendons l’ouvrage très complet de René Crine, En parcourant les rues de Seraing (7€).

Sources :
En parcourant les rues de Seraing, René Crine, p. 246.



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